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Uber lance Xchange Leasing, son propre service de crédit-bail

Uber lance Xchange Leasing, son propre service de crédit-bail

Le groupe a passé des accords avec plusieurs concessionnaires auto, dont Toyota, General Motors, Ford ou Chrysler, dans plusieurs Etats américains.

Uber remonte la chaîne de valeur et complète la prestation offerte à son parc de conducteurs. Selon plusieurs médias américains, la société de VTC va lancer son propre service de crédit-bail qui, dans un premier temps, se limitera aux Etats-Unis. Baptisé "Xchange Leasing", ce programme concernera les conducteurs souhaitant proposer une prestation UberX, qui fait figure de bon marché dans la constellation des offres du groupe américain, comparé à UberBerline ou UberVan.

Le groupe a passé des accords avec plusieurs concessionnaires automobiles, dont Toyota, General Motors (GM), Ford ou encore Chrysler, dans plusieurs Etats (Californie, Georgie, Maryland). Du côté des conducteurs, ces derniers devront déposer la somme forfaitaire de 250 dollars pour disposer du véhicule, puis régler les mensualités convenues, tandis qu'Uber sera le propriétaire de la voiture le temps du contrat.

A noter qu'Uber va maintenir les offres de leasing qui existaient déjà avec certaines sociétés tierces, telles que Westlake ou BAMA, mais le groupe ne travaillera plus avec la banque espagnole Santander. Aucune des deux sociétés n'a souhaité s'exprimer sur la fin de leur accord.

Loin des objectifs

Car Uber n'est pas tout à fait un nouveau venu dans le crédit-bail. A la fin 2013, la start-up californienne avait déjà lancé un service semblable mais en partenariat direct avec Toyota, GM ainsi que plusieurs autres institutions financières dont Santander. Ce qui limitait alors son rôle à celui de simple intermédiaire.

Le but pour le groupe ? Elargir son parc de conducteurs en leur facilitant les démarches leur permettant de s'équiper d'un véhicule haut de gamme qui réponde aux critères de l'entreprise. Uber a fait savoir que 20.000 personnes ont eu recours à ce programme - également cantonné au territoire américain - en près d'un an et demi, alors que la start-up revendique 160.000 conducteurs, dits UberX, outre-Atlantique.

Un chiffre inférieur aux objectifs fixés à l'époque puisque la start-up avait affirmé qu'elle espérait financer le véhicule de pas moins de 100.000 conducteurs, comme le rappelle le site "Business Insiders" .


Source:  Les Echos